INSTALLER UN ETAI LARGABLE

Installation d'un étai largable à mise en place et retrait rapide

A l’origine, l’étai volant est fixé via un mousqueton et un ridoir sur une cadène placée à 1m20 de l’étrave.

Cela entraine deux inconvénients :

 1 – le point d’amure est trop reculé pour gréer un solent ou foc de brise (mais parfait pour un tourmentin)

 2 – la manipulation du ridoir est longue et demande des outils ( il n'y a pas de commande à volant ou poignées)

Donc l’installation d’un nouveau point d’amure associé à un système rapide de mise en place de l’étai volant s’impose.

0-d-origine.jpg     Cette photo montre le gréement d'origine, avec, dans l'ordre, de l’étrave vers le mât : étai du génois sur enrouleur, étai volant et bas étai fixe sur ridoir

 Une nouvelle cadène sera installée en arrière de l’étai principal, à 20 cm. La reprise de l’effort de l’étai volant sous tension sera reprise au niveau de la coque, dans l’axe de l’étrave, endroit particulièrement solide.

 La tension de l’étai sera effectuée par un palan en cascade à 2 poulies, renvoyé sur le winch de cockpit via un coinceur à levier.

 Pour favoriser la rapidité de la manœuvre, l’ensemble est fixé sur la nouvelle cadène par un seul mousqueton largement dimensionné.

 

Pour passer en position « repos » ou « rangement » de l’étai volant le long du mât (endroit choisi car plus pratique que le long des haubans), seul le mousqueton sera manipulé : il viendra se fixer sur une boucle en textile fixée sur la cadène du bas étai, l’étai sera frappé en pied de mât grâce à un petit mousqueton à poste permanent. L’ensemble est raidi depuis le cockpit.

 

Schéma d’installation de l’étai volant en position : « utilisation »

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Déterminer l’endroit où sera percé le trou permettant de passer le boulon à œil :

1 – positionner la cadène et percer les trous nécessaires à sa fixation.

2 – passer une garcette depuis le point de drisse à travers le trou avant et la tendre sans toucher ce trou, jusqu’à l’étrave à l’intérieur de la baille à mouillage et marquer le point de contact.

3 – percer l’étrave à partir de ce point, d’un diamètre approprié au boulon à œil, dans l’axe du bateau, mais pas dans la continuité de la garcette, sinon, compte tenu de l’épaisseur de la coque à cet endroit, le trou sera trop long pour le boulon.

4 – présenter le boulon à œil les rondelles et l’écrou à œil pour déterminer à quelle longueur il faudra couper le boulon.

5 – fixer le boulon avec une rondelle de chaque coté de la coque après l’avoir bien enduit de mastic d’étanchéité. Puis bien le bloquer avec l’écrou à œil.

 

102-etai-volant-point-d-amure-2.jpg  103-etai-volant-point-d-amure-3.jpg

 

C’est le mousqueton, amarré sur la nouvelle cadène, qui va supporter toutes les tensions : l’étarquage de l’étai volant, celui de la drisse de foc, la force de l’écoute bordée et les à-coups dus aux surventes.

Il ne faut pas perdre de vue que cette installation sera utilisée lorsque la force du vent va monter, et les forces en jeu seront énormes.

Donc il vaut mieux sur-dimensionner ce mousqueton.

De même, pour le premier étage du palan, privilégier un cordage en textile moderne de type dyneema.

 Nota : après cette photo, le palan 6 brins a été remplacé par un deuxième étage de palan en cascade afin de limiter les risques d’accrochage et de disfonctionnement des poulies triples.

 

MISE EN CONDITION REELLE

 

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 Vue de coté de l’ensemble monté, solent à poste               Vue de face du point de drisse : Paré à hisser

 

Le bout jaune (âme en fibre aramide) est destinée à affaler le foc depuis le cokpit, particulièrement utile lors de navigations en solitaire ou équipage réduit peu habitué aux manœuvres sur un voilier

106-solent-sur-etai-volant-2.jpg   107-solent-sur-etai-volant-3.jpg

          Point d'amure équipé                                                         Détail de l'ensemble à poste

A remarquer que toutes les manœuvres sont fixées sur le mousqueton principal : à son ouverture, on libère la sangle jaune qui amure le foc (elle passe à l’intérieur du 1° étage du palan en cascade), le bout d’affalage du foc (drisse jaune) et l’étai volant qui pourra ainsi retourner à sa position repos.

 

 

108-etai-volant-range-1.jpg   109-etai-volant-range-2.jpg

            Etai volant en position "Repos"                                         Détail de la saisie au mât

 

 

SCHEMA DE PRINCIPE

 

Pour cette mise en place, il suffit de saisir la boucle textile (qui sert aussi à fixer les drisses et balancines libres) avec le mousqueton déplacé depuis le point d’amure (accompagné de son palan en cascade), puis d’immobiliser le câble de l’était volant à l’aide du petit mousqueton amarré au mât à l’aide d’une garcette, et enfin de mettre l’ensemble sous tension, depuis le cockpit, à la main pas au winch !

 

110-etai-volant-point-d-amure-2.jpg

Schéma d’installation de l’étai volant en position : « repos »

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Point de drisse sur le mât

 

L’installation d’une ferrure sur le mât va de paire avec celle de la nouvelle cadène (d’origine, cette ferrure n’était pas adaptée et la drisse utilisée était celle du spi, aberration qui mettait la drisse sous tension en contact avec l’étai et risquait donc la rupture par ragage sur celui-ci.

111-etai-volant-ferrure.jpg

 

C’est l’option 1, poulie encastrée, qui est choisie.

Ceci impose de passer la drisse à l’intérieur du mât : un messager lesté par une vingtaine de petits écrous (*), permet de descendre facilement à l’intérieur du mât jusqu’à hauteur de la lumière de sortie en bas du mât : un simple crochet permet d’attraper facilement le messager.

 (*) cette « astuce permet de descendre un messager à l’intérieur d’un mât vertical en gardant un diamètre minimum au poids qui va entrainer la garcette et d’éviter de se coincer à hauteur des barres de flèches et des différents obstacles internes. De même, il est plus facile d’attraper le messager avec un crochet et de sortir facilement l’ensemble par la fente de sortie de drisse, qui est relativement étroite.

 

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 UTILISATION ANNEXE

 

L’extrémité du boulon à œil est utilisée pour frapper une sous-barbe destinée à arrimer le bout dehors.

 J’utilise le tangon, à l’extrémité duquel est fixée une poulie pour envoyer mon spi asymétrique

 Le « verrouillage » du tangon se fait via une gorge disponible à l’étrave et le taquet d’amarrage, par un bout qui revient à la poulie : plus le spi tire et plus le verrouillage se bloque !

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Liberty2  -  24/01/2013

 

 

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